Pièges pour Jenny-Clark

C’est dans le plus pur style du titre de polar qu’en 1970, Philippe Carles et Alain Gerber publient « Pièges pour Jenny-Clark ». Derrière ce faux roman noir se cache en fait un blinfold-test (test à l’aveugle pour les puristes), proposé à J.F.. Dix morceaux sont donc écoutés, disséqués et critiqués par un Jean-François qui comme souvent, ne garde pas sa langue dans sa poche. Pour notre plus grand bonheur.
Antibes, cet été, un bassiste demandait à rencontrer un autre bassiste : Dave Holland avait été émerveillé par un disque où jouait Jean François Jenny-Clark, «J. F.» comme l’appellent tous ses amis. C’est dire le chemin parcouru par le jeune amateur qui, il y a six ou sept ans, venait faire le boeuf au «Chat qui Pêche». Aujourd’hui, pour l’invention de ses chorus aussi bien que pour la sûreté de son accompagnement, il est considéré comme l’un des plus passionnants contrebassistes européens et forme avec le batteur Aldo Romano une section rythmique très demandée. De très nombreux solistes apprécient sa maîtrise, l’originalité de ses conceptions et l’intégrité avec laquelle il s’attache à les mettre en pratique. D’origine américaine, J. F. est né à Toulouse le 12 juillet 1944. C’est en autodidacte qu’il commença de s’intéresser à la contrebasse avant de s’inscrire au conservatoire de Versailles, puis à celui de Paris où il obtint en 1968 un premier prix. Son premier engagement important lui fut offert par Jackie McLean. Par la suite, il devait trouver sa place dans des formations dirigées par Kenny Drew et Bernard Vitet, tout en accompagnant occasionnellement des hommes comme Johnny Griffin ou Bud Powell. Cependant, c’est peut être aux côtés de Don Cherry qu’il commença vraiment de se faire connaître d’un large public d’amateurs. Depuis, on a pu l’entendre derrière de nombreux solistes (nationaux ou américains) notamment des freejazzmen, puisque l’idiome des libertaires est celui qu’il parle le plus spontanément. Mais cela ne l’empêche nullement de tenir sa partie dans des orchestres aux conceptions plus traditionnelles, de telle sorte qu’accompagnateur de Michel Portal, de Steve Lacy, de Joachim Kühn (dont il est le bassiste régulier) ou de Keith Jarrett, il a joué aussi avec Steve Kuhn, Charles Tolliver et Slide Hampton. Jean François Jenny-Clark a enregistré avec Barney Wilen (Vogue), François Tusques (Mouloudji / Festival), Don Cherry (Blue Note, Durium) Joachim Kühn (M.p.s., Byg), Steve Lacy (Byg inédit), Michel Portal (Pathé Marconi), Luciano Berio et Karlheinz Stockhausen.

Pièges pour Jenny Clark

Gary Peacock : « A Sleeping Bee » (Verve V6 8578) : Bill Evans (piano, leader), Peacock (basse), Paul Motian (batterie).

trio64-200Bill Evans, Gary Peacock et Paul Motian. Peacock est un bassiste génial un des plus grands qui soient en activité. Il a toutes les qualités : la musicalité, le son, les phrases, tout ce qu’on peut demander à un bassiste. Il a la musique… Ici, il est admirable mais je préfère quand même ce qu’il a fait auprès d’Albert Ayler. D’ailleurs, je crois bien que c’est ce qu’il préfère également. Il est toujours allé très vite. C’est un musicien qui avait une ambition démesurée et qui allait droit au but. Il a débuté avec Clare Fischer ; immédiatement après il est passé chez Bill Evans, mais ce n’était qu’une expérience. Pour un bassiste, il est très important de jouer en trio dans la mesure où l’on a encore plus de responsabilités que dans une formation plus grande. En tout cas, ce qu’il fait dans ce disque est merveilleux, comparable à ce qu’a donné le trio avec LaFaro. Après Bill, ç’a été Miles pendant trois semaines. Ça l’intéressait de jouer avec Miles mais trois semaines ça lui a suffi, de telle sorte que l’orchestre dans lequel il est resté le plus longtemps, c’est celui d’Ayler. Puis, Ayler, ç’a été terminé aussi. Je suppose que c’est la raison pour laquelle il s’est arrêté. Il ne pouvait plus imaginer de jouer avec quelqu’un. Benoît Quersin m’a raconté qu’il jouait des phrases tout seul, chez lui, à toute vitesse, et il voulait que Benoît en fasse un disque. Benoît lui a fait remarquer que malheureusement, ce serait invendable mais Gary ne comprenait pas. Naturellement : ces phrases représentaient le summum de ce qu’un bassiste peut faire aujourd’hui. Cinq étoiles pour tout le monde.

Ray Brown : « Solo For Unaccompanied Bass » (Verve 3667) : Brown (basse solo).

raybrown-200Ray Brown. Pour moi, c’est la perfection. La basse est un instrument très difficile à manier et Ray en joue pour¬tant avec une assurance qui tient du prodige. Son «métier» si on peut appeler cela du «métier» c’est une chose digne de respect. Les musiques qui me plaisent ne sont pas toujours celles qu’il joue, ce n’est donc pas un bassiste qui me donne envie de suivre ses traces. Mais dans le contexte à l’intérieur duquel il se place, il est extraordinaire ! Il a un son inouï, un punch et surtout une maîtrise de son instrument incroyables aussi bien en trio qu’en grand orchestre. J’ai entendu un disque de big band où il joue comme un soliste, devant les sections : ¬ c’est fou de tenter ça avec une basse ! Mais Ray peut se le permettre : je ne connais pas un bassiste qui ait son assurance. Sur ce plan, il n’a pas été dépassé. Cinq étoiles.

Scott LaFaro : « Bebop » (Contemporary C 3549) : Victor Feldman (piano, vibraphone), LaFaro (basse), Stan Levey (batterie).

feldman-200C’est Scott LaFaro. Avec qui ? Aucune idée. Il est difficile de reconnaître LaFaro ici (d’ailleurs je ne suis pas intimement persuadé que ce soit lui : l’enregistrement est ancien et il joue selon des conceptions qui sont celles de milliers de bassistes). Parler de lui d’après ce qu’il fait ici, c’est un sacrilège, car il a joué tellement mieux que ça ! LaFaro, c’est un véritable génie : un musicien hors du commun. Il a débarqué un jour d’on ne sait où et il a amené la basse considérablement plus loin que là où elle était quand il l’a prise. Pour commencer, il est le père d’une foule de très grands bassistes ; ensuite, c’est un homme qui a su faire évoluer la basse dans toutes les directions : rythmiquement, mélodiquement, etc. Rythmiquement surtout : il a fait découvrir aux autres bassistes qu’il y avait des possibilités rythmiques inexplorées : arrêter de jouer les quatre temps, et bien d’autres choses plus complexes. Il faut le considérer comme le maître à penser de Peacock qui, sans LaFaro, ne serait certainement jamais allé aussi loin qu’il l’a fait. Scott a mâché le travail à beaucoup de bassistes. En outre, il possédait un son exceptionnel : pas beaucoup de volume, mais une qualité de son inouïe et il était capable d’avoir des inventions mélodiques folles. Comme Peacock, il travaillait énormément. Je pense que c’était un musicien colossal, qui n’a peut être eu que le tort d’enregistrer surtout avec Bill Evans (je crois que c’est pour cela que beaucoup de gens l’apprécient sans vraiment l’aimer). Il existe un disque avec Ornette où il joue très différemment et montre qu’il pouvait s’adapter à n’importe quel milieu. Aujourd’hui il n’est déjà plus l’homme à suivre, mais il est indispensable de le connaître… Pas trop ! Parce qu’il est de ces musiciens qui vous donnent envie de vous arrêter de jouer, qui vous traumatisent, en quelque sorte. Scott mérite cinq étoiles ; ici, je lui en donnerai quatre et demie.

Richard Davis : « Havana Song » (R.c.a. Victor 430 730) Nick Travis (trompette), Michael Zwerin (trompette basse), Eric Dolphy (alto), John Lewis (piano), Richard Davis (basse), Connie Kay (batterie).

Là je n’ai reconnu personne ! D’une façon générale, cette musique m’ennuie profondément. Quant au bassiste, c’est un musicien qui arrive à bien jouer de son instrument mais qui n’a rien d’exceptionnel. On dirait qu’il obéit à toutes sortes d’influences, qu’il est télécommandé. Chaque fois qu’il commence une, phrase, on sait d’avance comment il va la terminer. En plus, ce qu’il fait, il ne le fait pas très bien. Vraiment je n’aime pas beaucoup. Deux étoiles pour le bassiste.

Charles Mingus : « Percussion Discussion » (America 30 AM 6052) : Mingus (basse, leader), Max Roach (batterie).

mingus-200Max Roach est un fantastique batteur. J’ai eu la chance de l’entendre, en direct à New York, dans une boîte où il faisait pourtant simplement le bœuf : là, j’ai vraiment compris ce qu’était Max Roach. J’étais placé à deux mètres de lui et c’était affolant ! Quant à Mingus… c’est Mingus une institution. C’est un très grand bassiste qui peut beaucoup décevoir (ça m’est arrivé un jour dans un club, par exemple). La raison en est qu’à part Dannie Richmond, tous les autres musiciens changent au fur et à mesure, soit qu’il les renvoie avec perte et fracas, soit qu’ils aient tellement peur qu’ils se sauvent les premiers ! Ceux qui restent ne sont pas des musiciens de très grande valeur. Conséquence : Mingus s’ennuie parce que ce qui se passe autour de lui n’est guère passionnant et l’orchestre finit par devenir quelque chose d’assez catastrophique. Bassiste, il a toutes les qualités et, d’abord, un style, ce qui est le plus important. Par ailleurs, il est capable d’écrire de très beaux arrangements (quelques uns sont passables, mais il y en a d’extraordinaires). Ensuite c’est un type qui a un poids extraordinaire dans une formation. En ce sens, peut être est il le seul bassiste capable d’avoir son orchestre à lui et d’en être réellement le leader au détriment de son jeu de basse, d’ailleurs, parce qu’il a déjà beaucoup à faire ailleurs : diriger les musiciens, leur faire signe de démarrer, d’arrêter, etc. C’est un type incroyable, aussi bien humainement que musicalement. C’est peut être la plus forte personnalité de la contrebasse parce qu’à la personnalité musicale il allie une personnalité physique bien connue… Ce qui m’intéresse aussi chez lui, c’est que ce qu’il fait est à la fois démodé et actuel. Jouer aujourd’hui dans son style pourrait encore passer, alors qu’avec bien d’autres bassistes considérables de sa génération, ça ne pourrait pas marcher. Cela provient du fait que pendant longtemps, il a joué avec des années d’avance et que sa technique lui permet d’être présent après bien des bouleversements. Cinq étoiles pour Max, cinq pour Mingus.

Paul Chambers : « I Want To Talk About You » (Prestige 84078) : John Coltrane (saxophone ténor, leader), Red Garland (piano), Chambers (basse), Art Taylor (dm).

soultrane-200Paul Chambers, Coltrane, avec Red Garland et Philly Joe Jones. Sur Coltrane, il n’y a rien à dire. Pour moi, depuis Parker, c’est le plus grand musicien qui ait joué, un super génie… Chambers, pour sa part, était un remarquable bassiste qui avait réussi à faire une sorte de synthèse de tout ce qui s’était passé avant lui. Tous les défauts qu’il pouvait avoir se transforment à mes yeux en qualités. Ainsi, il ne jouait pas toujours très juste mais son jeu avait en contrepartie une fraîcheur exceptionnelle. De plus, il avait un son magnifique (tout le monde connaît ses chorus à l’archet) et un tempo incroyable. Je crois que le plus grand critère, pour un musicien de jazz, c’est d’être considéré comme un bon musicien par les autres musiciens, plutôt que par les gens qui écoutent. Or, Chambers est l’homme qui, depuis l’ère du be bop, a fait le plus de disques et a joué avec le plus de gens. Une des raisons pour lesquelles on peut aussi l’admirer, c’est qu’une fois rompue son association avec Philly Joe, il a joué avec tous les batteurs et qu’avec tous, il collait parfaitement tout en restant lui même. Voilà une chose dont peu de bassistes peuvent se vanter. Etre capable de jouer avec des tas de gens différents en conservant toujours autant de qualités, c’est finalement un des critères les plus valables qui puissent exister, même si l’on ne s’en rend pas toujours très bien compte… Chambers, c’est le premier bassiste que j’aie écouté (avec Percy Heath) et c’est mon grand amour ! Quand je l’écoute, il y a bien sûr le plaisir de l’écouter, mais aussi des tas de choses qui se passent à l’intérieur de moi et qui font que j’aurais tendance à fondre. Je l’ai rencontré, six mois ou un an avant sa mort et il était comme j’avais pensé : un type qui s’est bousillé par excès de sensibilité. Il avait la force et la sensibilité en même temps. Pour moi, Paul Chambers, c’est presque une légende. De toute façon, je lui donne cinq étoiles, ainsi qu’à Coltrane qui est au dessus de toutes les louanges.

Red Mitchell : « Stella by Starlight » (Mercury 135.714) Mitchell (basse, leader), Bobo Stenson (piano), Rune Carlsson (dm).

redmitchell-200C’est Red Mitchell avec deux Suédois dont j’ai oublié les noms. Red est une authentique personnalité de la basse, un type qui a connu tout le monde et qui a probablement eu, au moins au départ, une influence sur des musiciens comme Scott LaFaro. Je n’en suis pas certain mais je parierais bien là dessus. Il a une connaissance absolument phénoménale de l’instrument ce qui lui a d’ailleurs permis de jouer avec une basse accordée différemment : un exploit en soi. Il joue merveilleusement bien : c’est un maître. Il est capable d’apprendre énormément de choses à n’importe quel bassiste actuel, aussi bien à Peacock qu’à Henry Grimes ou à Charlie Haden (d’ailleurs je crois qu’ils ont tous plus on moins travaillé avec lui). En ce sens là, c’est donc un musicien remarquable et je lui donnerai cinq étoiles. Comment faire moins pour une sommité de l’instrument ?

Henry Grimes : « There Will Never Be Another You » (R.c.a. 7626) : Sonny Rollins (ténor), Don Cherry (cornet), Grimes (basse), Billy Higgins (batterie).

Sonny Rollins, Don Cherry, Henry Grimes et Billy Higgins : cinq étoiles. Cinq étoiles à Rollins parce que c’est un monstre, un homme du même acabit que Mingus doté d’une personnalité fantastique ; à Don Cherry par¬ ce que c’est un type exceptionnel, en tant que personne aussi bien qu’en tant que musicien. Billy Higgins pour sa part, est un merveilleux batteur et Henry Grimes est actuellement l’un des tout premiers bassistes, dans la lignée des Peacock et des LaFaro. De tous les bassistes actuels, il est celui qui a le plus d’énergie. Peut être même est¬-il le plus admirable de tous, mais pour l’apprécier vraiment, il faut l’entendre en direct. Si on s’en tient aux disques, on peut avoir des doutes. J’en ai eu moi même, malgré tout le bien que Don Cherry me disait de lui. Puis je l’ai vu…

Niels Henning Orsted Pedersen : « Summertime » (Début 140). Albert Ayler (ténor), Niels Bronsted (piano), Orsted Pedersen (basse), Ronnie Gardiner (batterie).

Le ténor m’a d’abord fait penser à Archie Shepp. Quant à la section rythmique je n’avais au début aucune idée. Finalement, par recoupement, j’ai deviné que c’était Albert Ayler, Niels Henning et deux Suédois dont je ne connais pas les noms. A cette époque, Ayler jouait avec quelques années d’avance sur beaucoup d’autres personnes. Niels, lui que je n’ai jamais entendu en direct, est un bassiste qui a toutes les qualités. Sauf une : je crois qu’il est très froid, du moins c’est l’impression qu’il me donne et qu’il m’a toujours donnée. En dehors de cela, et aujourd’hui plus encore qu’à l’épo¬que où ce morceau a été enregistré, c’est un technicien incroyable, un mu¬sicien formidablement doué peut¬-être même trop doué (et trop caméléon). Il a une telle facilité qu’il a pu assimiler énormément d’influences. Passé par le stade Chambers (à l’archet), il en est maintenant au stade LaFaro, à ce qu’il parait : tout cela ne démontre pas une très grande personnalité. Il faut dire aussi que Niels est un type qui fait trop d’affaires, qui est trop sûr de lui. Il est très jeune (enfin, il a mon âge) et il est la vedette de Scandinavie : je pense que ça lui fait du tort. A part cela, c’est un excellent bassiste. Je mettrais quatre étoiles, mais j’aimerais l’entendre en direct pour me faire un avis définitif…

Charlie Haden : « Song for Che » (Impulse AS 9183) : Haden (basse, leader), Don Cherry (cornet, flûte), Roswell Rudd (trombone), Gato Barbieri (ténor, clarinette), Carla Bley (piano), Paul Motian (dm), etc.

haden-200C’est Charlie Haden avec Gato Barbieri, Paul Motian, Roswell Rudd, etc. De tous ceux que j’ai vus, c’est le bassiste qui m’a le plus impressionné. J’avais beaucoup entendu parler de lui et j’avais écouté ses disques avec Ornette Coleman ; à New York j’ai eu la chance de l’entendre en direct et j’ai compris tout de suite quelle incroyable personnalité c’était. Charlie Haden c’est un type formidable à connaître, très conscient aussi de ce dont il est capable. De tous les bassistes qui existent, il est peut être le plus musicien : celui qui mettra le plus de musique dans une seule note. Personne n’est capable, en jouant une simple mélodie de quelques notes, de tirer de l’instrument plus de musique et de « vibrations » que lui. Il n’a pas énormément de technique mais il met sa technique au service de sa pensée et joue vraiment tout ce qu’il entend, plus que tous les autres, exception faite de LaFaro. Il a un son fantastique et bien d’autres qualités : un tempo incroyable par exemple. C’est peut être aussi le bassiste qui, en ce moment, a le plus d’oreille. Sa principale vertu, pourtant, c’est la musique. Charlie. Haden c’est un bloc, qui n’a que des aspects positifs, avec une sensibilité exceptionnelle… La musicalité, en fait, je crois que c’est cela. Pour en revenir à ce disque, il représente parfaitement la musique de Charlie. Il l’a réalisé avec le plus de soin possible et c’est véritablement son enfant. L’enjeu était très important pour lui et il a réussi. Il a passé beaucoup de temps à le préparer, aidé par Carla Bley pour les arrangements. Il est arrivé à obtenir les musiciens dont il avait besoin pour ces séances et ce sont les musiciens qu’il sent le plus (en dehors d’Ornette, mais Ornette ne pouvait manifestement pas jouer dans son disque). Ce sont les musiciens de son choix, c’est la formation de ses rêves et c’est la musique la plus accomplie qu’il ait été capable de faire alors. En outre, je suis sûr que c’est le moment musical le plus important pour lui depuis qu’il a commencé la musique. Cinq étoiles évidemment.

Propos recueillis par Philippe Carles et Alain Gerber

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